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Reading Comprehension in French – “Les drones: utiles ou dangereux?” (All levels)


Read and speak in French — French text comprehension — Define or find synonyms for following French words and expressions

 

 TEXTE 1 (All Levels) – “Explorer le monde avec les drones”

Benoit Duverneuil est un chef d’entreprise de Floride spécialisé dans l’analyse web (web analytics) pour des grandes sociétés. Il trouve néanmoins le temps de travailler dans d’autres projets professionnels qui font aussi la part belle aux technologies. Depuis quelques années, avec la démocratisation des drones (que l’on appelle aussi UAV aux Etats-Unis (Unnamed Autonomous Vehicles)), de nombreuses applications ont vu le jour. Benoit Duverneuil  est aussi passionné d’histoire et d’archéologie il a tout de suite compris le potentiel de ces technologies, et à mis en oeuvre les premières expérimentations, notamment en Amérique du Sud, pour faciliter le travail de recherche et d’étude des archéologues grâce aux drones. Ils permettent de gagner énormément de temps et sont autant utiles à l’exploration (afin de trouver de nouveaux sites) qu’à l’étude d’endroits déjà découverts,  grâce à la cartographie et la photographie d’une grande précision que permettent les drones.

Afin de faire progresser la recherche, Benoit Duverneuil n’hésite pas à innover, et c’est donc avec des drones aériens fabriqués sur mesure qu’il effectue des recherches au Pérou et en Equateur sur la piste des Incas et d’autres civilisations. Ces machines étanches et dotées de moteurs surpuissants sont capables de résister aux vents et aux fortes pluies des Andes. En février dernier, il a été invité par un groupe d’archéologues internationaux afin de les former sur place, en Equateur, à l’utilisation de ces machines volantes. Dans ce cadre, il a également expérimenté l’utilisation de robots sous-marins qu’il a plongé à l’intérieur d’un lac, au sommet d’un volcan situé à près de 4000 mètres d’altitude. Des légendes expliquent que les habitants de la zone utilisaient ce lieu pour des offrandes. Les locaux prétendent que ce lac – quasiment inexploré en raison de son environnement – n’a pas de fond. Et pourtant c’est à 250 mètres de profondeur que le drone a exploré les profondeurs du volcan!

Source :courrierdefloride.com

 

TEXTE 2 (LEVEL B) –  “5 centrales nucléaires survolées par des drones : un problème sérieux… géré par personne”

QUESTIONS: 1) Quelle est la fonction de cet article (ex: informatif, argumentatif, provocatif…)

2) Quelles affirmations sont correctes d’après l’article, expliquez

  • a) Les drones peuvent tomber et détruire des centrales nucléaires
  • b) Il n’y a pas de risques de destruction de centrales nucléaires par les drones
  • c) Les pouvoirs publics connaissent la provenance des drones
  • d) Personne ne controle la provenance des drones
  • e) Les drones ne sont pas dangereux

 

“Cinq centrales nucléaires survolées par des drones”, cet intitulé pourrait constituer un joli titre de roman de science-fiction ou de film d’angoisse. Voilà quatre semaines que des drones non identifiés comme il se doit survolent les centrales nucléaires et les installations du CEA (Commissariat à l’énergie atomique), de jour comme de nuit, en toute sérénité.

Certes, la sécurité autour et dans nos centrales est parfaitement assurée comme l’avait du reste brillamment démontré Greenpeace en investissant deux centrales sans aucune difficulté.

Le ridicule de la situation est d’autant plus grand et l’incident à répétition d’autant plus considérable puisque cela concerne la sécurité des centrales nucléaires et la situation-problème mise en exergue par ces survols intempestifs.

La dangerosité des drones minimisée

Les représentants de l’autorité de sûreté nucléaire ont relativisé : “Ces drones sont de petits appareils qui ont un faible poids et qui n’auraient donc aucun impact sur la sécurité des centrales” (cité par 20 Minutes) et Jean-Pascal Breton, porte-parole de l’armée de l’air, a rappelé que “vu la taille des drones, il n’y a pas de menace avérée contre les installations en elles-mêmes”.

Mais, tout ceci cache en réalité non seulement une incapacité d’agir, puisque la plaisanterie dure depuis le 5 octobre, mais aussi un manque criant dans la gestion des risques liés aux centrales nucléaires.

De réels risques pour les centrales nucléaires

La question du survol des centrales nucléaires en général et des chutes d’avions en particulier devaient entrer dans le champ d’application des stress tests menés au niveau européen, mais la France s’est opposée de toutes ses forces à ce que cette question soit traitée et, elle l’a emporté! La raison est : les réacteurs nucléaires ont été conçus pour supporter la chute d’un petit avion de tourisme mais pas d’un gros avion. Or, la justification donnée par la France était que le survol de centrales était impossible dans la mesure où les zones étaient strictement contrôlées.

Les autorités compétentes incapables de gérer ce risque

Et de toute façon, dans le brouillard total dans lequel se trouve apparemment l’administration française, il n’est pas possible de soutenir qu’il n’y a aucun risque.

Certes, en tant que tel, un drone qui tomberait sur un réacteur nucléaire pourrait ne pas avoir d’effet. En revanche, un drone, armé d’une petite bombe artisanale, qui tomberait sur un bâtiment abritant une piscine où sont entreposés des déchets, pourrait avoir des conséquences extrêmement lourdes.

De la même manière, rien ne prouve qu’il ne s’agisse pas de repérages en vue d’une attaque terroriste. Dès lors, traiter comme s’il s’agissait d’une plaisanterie ces passages de drones à répétition consiste à prendre nos concitoyens pour des imbéciles.

Et du reste, on voit poindre un véritable malaise au sein des autorités chargées de la sécurité puisque l’autorité de sûreté nucléaire a déclaré ne pas avoir à s’exprimer en dehors de son champ de compétences, renvoyant le problème à un simple problème de sécurité aérienne relevant des prérogatives du haut fonctionnaire de défense et sécurité rattaché au ministère de l’Écologie.

Autrement dit, voilà un problème tout à fait sérieux qui n’est en réalité géré par personne, puisque l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) chargée de la sécurité des centrales au regard d’une chute d’avion se déclare incompétente et que le fonctionnaire de défense est chargé de la sécurité aérienne mais pas de celle des centrales nucléaires.

 

 Source: lenouvelobs.fr

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